Anthony Albanese election

Anthony Albanese devient le 31ème Premier ministre

Scott Morrison perd les élections et ne sera pas reconduit comme Premier ministre.

Samedi 21 mai 2022, les Australiens se sont exprimés dans les urnes, mettant fin à neuf ans de règne du parti conservateur.

Le chef de l’opposition, Anthony Albanese devient donc le 31ème Premier ministre australien et le 4ème chef de gouvernement issu du parti travailliste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Scott Morrison avait succédé à Malcolm Turnbull, en 2018, après une tentative de putsch réussie qui s’était soldée par le départ de ce dernier. Il avait ensuite été réélu à la surprise générale lors des élections législatives de 2019.

Selon de nombreux médias, la victoire du nouveau Premier ministre survient après une campagne axée sur la personnalité des deux hommes politiques plutôt que sur leur programme.

Revenant sur son parcours atypique, lors de son discours de victoire, Anthony Albanese a d’ailleurs déclaré :

“Ce soir, le peuple australien a voté pour le changement. Le fait que le fils d’une mère célibataire qui survivait grâce à une pension d’invalidité, et qui a grandi dans un logement social à Camperdown, soit devenu Premier ministre en dit long sur notre pays.”

Anthony Albanese

Pourquoi les Australiens n’ont-ils pas réélu Scott Morrison ?

Les Australiens qui se sont rendus aux urnes samedi n’ont plus les mêmes priorités que ceux qui avaient voté pour maintenir le Parti libéral-conservateur au pouvoir en 2019.

En effet, depuis cette époque, le pays a enduré des feux de forêt dévastateurs et des inondations inédites. La période a aussi été marquée par la mise en place de l’une des politiques de confinement les plus strictes au monde pendant la crise du COVID-19. Enfin, les défis en matière de politique étrangère se sont accrus, notamment due à l’expansion inexorable de l’influence de la Chine dans la région.

© G20 Argentina / Flickr

Plus récemment, une forte inflation (plus de 5 % au mois d’avril 2022), a placé le coût de la vie au centre des préoccupations des Australiens alors que les salaires stagnent.

Après quatre ans au pouvoir, M. Morrison a donc été jugé sur ce bilan plutôt que sur ses promesses.

Une campagne qui s’est transformée en concours de personnalité

Mais le chef du gouvernement sortant a aussi été jugé sur son comportement en tant que Premier ministre. Celui-ci a en effet souvent fait l’objet de critiques dans les médias, et de la part de ses collaborateurs. D’ailleurs, il admettait lui-même, il y a quelques semaines, que certains le trouvaient antipathique.

La semaine dernière, il a déclaré : “Je suis parfois un bulldozer quand il s’agit de gérer les problèmes. Alors que nous entrons dans une nouvelle période post pandémique, je sais que les choses devront changer en ce qui concerne ma façon de procéder.”

© Hussein Abdul Mumin / Flickr

Dans une campagne électorale qui a été beaucoup moins centrée sur la politique que sur le spectacle, les analystes affirment que la compétition s’est transformée en concours de personnalité entre les deux candidats au poste de Premier ministre.

La personnalité et le bilan de Scott Morrison

“L’accent a été mis sur la personne de Scott Morrison, sur son intégrité personnelle plus que sur ses capacités à diriger le pays”, a déclaré John Warhurst, professeur émérite de politique à l’Université nationale australienne.

Au cours de la campagne, certains membres du parti de M. Morrison ont déclaré qu’il n’était pas digne de confiance ou qu’il était tyrannique. Le président français l’a également traité de menteur après que l’Australie ait renoncé à l’achat de sous-marins français.

Sur le plan politique, M. Morrison a fait campagne en grande partie sur le bilan de son gouvernement en matière de maintien du chômage à un bas niveau. Il s’est également largement appuyé sur sa capacité à piloter l’économie australienne pendant la pandémie. D’ailleurs l’économie du pays a relativement bien résisté à la crise.

La campagne d’Anthony Albanese marquée par de nombreuses gaffes

Anthony Albanese, le chef du Parti d’opposition, a dû faire face à ses propres défis. Pendant la campagne électorale, il a commis une série de gaffes, notamment en étant incapable de citer le taux de chômage ou le nom du projet de loi porté par son parti concernant l’assurance invalidité. Sa campagne s’est centrée sur la promesse de faire plus pour les travailleurs sociaux, les personnes travaillant dans le secteur de la petite enfance et des soins à la personne.

L’inflation s’est également invitée dans le débat au cours des dernières semaines. Et les deux candidats ont affronté leur vision pour résoudre la crise du coût de la vie en Australie.

M. Albanese a par exemple soutenu une augmentation du salaire minimum d’environ un dollar de l’heure, en lien avec l’inflation. M. Morrison, quant-à lui, a qualifié la proposition d’irresponsable affirmant qu’elle nuirait aux petites entreprises.

Les promesses de campagne d’Anthony Albanese

© International Campaign to Abolish Nuclear Weapons / Flickr

Voici les principales mesures que le nouveau gouvernement prévoit de mettre en place dans les prochaines semaines :

Soins aux personnes âgées

La politique de soins aux personnes âgées, annoncée par le parti travailliste lors du discours sur le budget en mars dernier par Anthony Albanese, se concentre sur trois axes principaux :

  • La présence à tout moment de la journée d’une infirmière ou d’un infirmier en chef dans les établissements de soins. Cela permettrait à chaque personne âgée de passer plus de temps avec ce personnel qualifié et de bénéficier de meilleurs soins.
  • L’augmentation du nombre d’emplois afin de combler le manque actuel de personnel dans le secteur.
  • L’augmentation des salaires financée par la dépense publique.

Commission anti-corruption

Le parti travailliste a annoncé la création d’une commission nationale anti-corruption d’ici la fin de l’année.

Cette dernière sera aussi bien chargée d’enquêter sur les allégations de corruption des politiciens, que sur celle des haut fonctionnaires.

Les audiences seront rendues publiques pour tout le monde, y compris si une affaire implique les politiciens, à moins qu’il n’y ait de contre-indication.

Parmi les autres prérogatives de la commission, se trouve notamment la possibilité pour celle-ci de lancer ses propres enquêtes. Ainsi, elle n’aura pas besoin d’attendre qu’une affaire lui soit renvoyée.

Enfin, la commission sera en mesure d’enquêter sur des événements qui se sont produits dans le passé.

Éducation

Le parti travailliste a promis de créer 20 000 places universitaires supplémentaires au cours des prochaines années. L’idée est de mettre l’accent sur les domaines où il y a actuellement des pénuries de compétences. Ces domaines comprennent notamment le secteur médical et agricole.

Le nouveau gouvernement souhaite également proposer plus d’inscriptions aux étudiants habitant en zone rurale et à ceux issus d’une famille aborigène ou de milieux défavorisés. 

En ce qui concerne les apprentissages, le parti travailliste prévoit la mise en place de 10 000 nouvelles places. Ces places seront uniquement réservées aux personnes souhaitant se former aux énergies renouvelables ou à d’autres emplois dans le secteur des énergies propres.

Changement climatique

Le parti travailliste s’est engagé à zéro émission nette d’ici 2050. Il a également promis de tout faire pour atteindre un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 43 % d’ici à 2030.

Les mesures notables de la politique énergétique du parti travailliste se déclinent autour de trois axes :

  • L’investissement dans la production de métaux verts. Il s’agit de métaux produits à partir d’énergies renouvelables. Ceci devrait permettre de réduire le coût des voitures électriques.
  • La mise à niveau du réseau électrique pour lui permettre de gérer plus d’énergies renouvelables.
  • L’installation de batteries communautaires et de banques d’énergie solaire dans tout le pays.

Véhicules électriques

L’une des promesses de campagne du nouveau gouvernement est la mise en place d’allégements fiscaux concernant l’achat de voitures électriques. Ceci permettrait aux particuliers d’économiser environ 2,000 $ sur un véhicule de 50,000 $.

La politique coûterait 200 millions de dollars sur trois ans. Elle fonctionnerait en exonérant certains véhicules électriques (VE) se trouvant en dessous du seuil de taxe sur les voitures de luxe actuellement fixé à 79,659 dollars des droits d’importation.

Les entreprises bénéficieront également de réductions. Par exemple, si une  entreprise fournit une voiture électrique d’une valeur de $50,000, cette nouvelle mesure lui permettrait d’économiser jusqu’à 9,000 dollars par an.

La mesure entrera en vigueur en juillet de cette année et sera examinée dans trois ans afin de juger de son efficacité.

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© Mads Schmidt Rasmussen / Unsplash

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